Laurent Grémillon


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Le matériel

Selon les étapes de la réalisation d’un cellulo, le matériel nécessaire diffère.


Pour l’étape de dessin, un papier à grain fin et des crayons graphite ainsi qu’une gomme sont suffisants. A ce stade, rien ne diffère d’un travail habituel de dessin.


Pour l’encrage, les « liners » sont très utiles. Il s’agit de stylo feutres dédiés au dessin technique, dont l’encre adhère bien à l’acétate, et sèche en devenant résistante à l’eau et à la lumière. L’encre de chine fonctionne aussi très bien.


Il faut également disposer d’un chiffon doux pour corriger l’encrage si nécessaire, en intervenant lorsque l’encre est sèche, sinon elle s’étale. Le papier absorbant est à éviter, car la feuille d’acétate devient vite électrostatique par frottement, et les particules du papier viennent se coller à la feuille en donnant un effet poussiéreux difficile à pallier.


Pour le gouachage, il faut préparer un nuancier avant de commencer à peindre et préparer progressivement les mélanges de couleurs, au fil des besoins. Comme les opérations peuvent être longues, il ne sert à rien de préparer une couleur qui sèchera le temps que l’on en pose une autre. Je préfère utiliser l’acrylique, qui ne réserve pas de surprise au séchage. En revanche, il faut que le mélange soit parfaitement homogène dès le début de l’application.


Les feuilles servant de cellulo se trouvent dans le commerce sous le nom de « feuilles d’acétate », la plupart du temps.


Le changement de l’eau servant aux pinceaux doit être effectué chaque fois que l’on change de couleur peinte, pour éviter les surprises de changement de teinte (même léger) au cours de la pose sur une grande surface.


Pour les pinceaux, les plus fermes et les plus précis sont en poil de martre (prélevés sur les queues d'hiver des mâles). Les modèles utilisés par les maquettistes font très bien l'affaire pour les détails, et ceux réservés à l'aquarelle sont parfaits pour les plus grandes surfaces.