Derrière ce nom se cache une matière bien connue des designers, mais aussi de nombreux corps de métiers. En effet, le celluloïd est une matière synthétique à base de cellulose, et pas la moindre, puisqu’elle fut mise au point en 1870 ! C’est donc l’ancêtre des matières synthétiques.
Son antériorité fut discutée lors d’un procès qui reconnut Alexandre Parkes comme son inventeur, mais le procédé optimal fut mis au point par John Wesley Hyatt.
Pour ceux qui ont déjà vu le film « Cinéma Paradiso », les pellicules de films extrêmement inflammables utilisées pour les projections étaient en celluloïd. Vers la fin du film, on voit leur remplacement par du triacétate de cellulose, qui ne « brûle » pas.
Aujourd’hui, le celluloïd est très peu utilisé (balle de ping-pong et bijouterie) et c’est le triacétate de cellulose que l’on appelle celluloïd par abus de langage.
L’animation cinématographique a également utilisé cette matière car elle permettait de peindre des personnages sur un support transparent, laissant ainsi entrevoir les arrières plans. Cet effet fut magistralement orchestré par les studios Disney et la caméra multi plane.
Les étapes de la réalisation d’un cellulo sont reproduites et détaillées dans ma section « réalisations » avec un exemple personnel.
Plus récemment, l’animation numérique a permis de s’affranchir de l’utilisation des feuilles d’acétate en studio. Même la dernière production Disney (« Il était une fois »), qui marque le retour de l’animation 2D au cinéma, s’est arrêté au crayonné numérisé (encré et colorisé à l’ordinateur.)
L’âge d’or des feuilles d’acétate est révolu en animation, mais le charme qui se dégage d’un cellulo lui vaut d’être encore utilisé pour des encadrements commémoratifs de films.